Message de la Présidente – Mondialisation et sous-traitance

J’aimerais partager avec vous l’histoire suivante qui est extraite d’une émission de CNN, CNN News, 26 avril 2013, Anna McMullen — Plus de 300 décès lors de l’effondrement d’un bâtiment au Bangladesh. Ici, l’auteur aborde la sous-traitance et la mondialisation mieux que je ne le pourrai et, selon elle, la main-d’oeuvre à bas prix va de pair avec des décès évitables. D’ici la fin de ce triste reportage, il pourrait y avoir plus de 800 morts d’innocents, dont le décès aura pu être évité.

Mes pensées vont à tous ces innocents qui travaillent dans des conditions dangereuses pour un salaire de misère.

Rotha Lennox,
Présidente de la Section locale 70713

Plus de 300 décès dans l’effondrement d’un bâtiment au Bangladesh

Anna McMullen, CCN News, 26 avril 2013

L’effondrement du bâtiment dans la banlieue de Dacca s’est produit mercredi matin, un jour après l’apparition de fissures dans la structure. L’effondrement a soulevé l’indignation générale au Bangladesh au sujet du laxisme en matière de normes de sécurité dans le principal secteur industriel du pays.

Les autorités prétendent ignorer les causes de l’effondrement et le nombre de personnes ensevelies. Toutefois, un représentant de la police a déclaré que 595 personnes sont encore portées disparues.

La catastrophe est la plus récente à frapper le secteur du textile du Bangladesh. Ce secteur emploie plus de quatre millions de personnes, dont la plupart sont des femmes, et revient régulièrement sous les feux de l’actualité en raison de ses normes de sécurité inadéquates.

Anna McMullen mène une campagne pour le compte de Labour Behind the Label qui se définit comme un groupe qui « apporte son soutien aux travailleurs du textile du monde entier en vue d’améliorer leurs conditions de travail ». Ses partenaires et Anne McMullen collaborent à des campagnes dénonçant les salaires de misère dans le secteur de la mode et elle a participé à la rédaction de rapports sur le droit du travail.

L’histoire de l’effondrement du bâtiment au Bangladesh n’est malheureusement pas un problème isolé. L’événement aura cessé de faire les manchettes d’ici la fin de cette semaine, mais lundi des centaines de travailleurs retourneront dans les usines qui constituent autant d’éventuelles tragédies et ils continueront de produire des vêtements pour des marques de prestige.

Rien qu’au cours de la dernière décennie, sept cents travailleurs ont trouvé la mort dans des effondrements et dans des incendies d’usine dans cette petite région à l’extérieur de Dacca.

Savar, là où s’est produit l’effondrement, est une région marécageuse (oui, marécageuse…) au nord de la capitale bangladeshie qui a connu une croissance exponentielle au cours des dernières années.

Cette même région a été la scène d’un horrible incendie d’usine au cours du mois de novembre dernier au cours duquel 112 ouvriers ont été brûlés vifs dans un bâtiment qui ne disposait pas de sorties de secours.

Des centaines d’usines poussent comme des champignons, peu ou pas encadrées par des règlements de construction et tout cela pour répondre à l’appétit vorace des marques occidentales pour des vêtements d’exportation à bas prix. Et c’est vraiment à bas prix. Les salaires des travailleurs bangladeshis sont les plus bas en Asie, à l’exception de ceux des travailleurs de l’industrie naissante du Myanmar, qui se situent à 37,00 $ par mois.

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