Stress et maladie reliés à l’environnement professionnel

La dépression en milieu professionnel: ce que vous devez savoir.

Vous êtes nombreux à être au courant de la série de « crises » qui m’a catapultée dans un état dépressif grave… et de ma « résurrection ». Les nombreux témoignages reçus depuis m’indiquent que je ne suis pas la seule à avoir subi ce purgatoire et que vous êtes nombreux à avoir vécu une crise personnelle semblable.

Une des choses les plus pénibles à vivre au milieu de cette épreuve était que je devais continuer à agir comme une adulte fonctionnelle et être au fait de mes responsabilités professionnelles. Bien que de nombreux sites web et livres soient consacrés à la dépression ou l’anxiété en milieu de travail, j’aimerais quand même partager quelques suggestions basées sur ma propre expérience en matière de « passage à vide », voire épanouissement.

1. Chercher de l’aide

Si vous reconnaissez être en état de dépression, alors c’est que vous avez probablement déjà entamé un traitement en vue de recouvrer la santé. Travailler avec un conseiller/coach de vie, un thérapeute et/ou un groupe de soutien est le meilleur moyen pour traiter vos symptômes de manière à vous permettre de mieux gérer votre vie professionnelle.

Dans le cas contraire, n’oubliez pas que la plupart des polices d’assurance maladie offertes par les employeurs comprennent une couverture consacrée à la santé mentale. De nombreuses entreprises offrent des services supplémentaires en matière de santé mentale au travers de leur programme d’aide aux travailleurs ou par la section locale à faible coût, voire gratuitement. Si vous n’êtes pas sûr de l’étendue de votre couverture, contactez les RH ou votre section locale et informez-vous sur les détails de votre plan. Aussi, lisez les politiques et procédures en matière de congés et absences pour raisons médicales, au cas où vous devriez prendre congé pour aller à vos rendez-vous chez le médecin.

Si vous êtes un travailleur autonome, contactez votre compagnie d’assurance, vérifiez l’étendue de votre police d’assurance et passez en revue les clauses prévues en matière de santé mentale. Lorsque vous aurez épuisé les possibilités du PAE, tournez-vous vers des centres communautaires de santé mentale qui offrent souvent des services à des prix progressifs.

2. Trouver du soutien

Pouvoir compter sur un ami en qui vous avez confiance, idéalement au travail, et qui pourra vous soutenir au travers de ces temps difficiles, est la clef de votre succès. Votre cheminement vers la guérison sera parsemé de jours difficiles et certains d’entre eux vous sembleront même littéralement intenables. C’est pourquoi il est primordial de pouvoir compter sur quelqu’un qui vous offrira un appui et une oreille attentive. Pour ma part, j’ai trouvé plusieurs amis au travail qui étaient passés par des situations semblables. Si vous ne souhaitez pas partager votre vécu avec quelqu’un de votre environnement professionnel, assurez-vous d’avoir au moins des amis qui vous soutiendront, et des membres de votre famille à qui vous pourrez parler. Le coaching de vie est une autre excellente façon de ne pas vous retrouver seul dans votre combat. Il y a de nombreuses façons de traiter la dépression et l’anxiété, et le coaching de vie est un très bon moyen pour adopter de nouvelles et vivifiantes stratégies à appliquer au milieu de travail.

3. Établissement d’objectifs clairs

Un des aspects les plus difficiles de ma dépression était que je m’empêchais littéralement de me concentrer sur un sujet. J’avais établi des objectifs clairs, nets et précis tout en restant réaliste quant à mes capacités à les mettre en oeuvre; j’ai dû répéter cet exercice quotidiennement.

Je dressais des listes quotidiennes et je soulignais mes priorités, ce qui devait me rassurer sur le fait que je répondais aux demandes de mon public primordial : mon boss. Je vérifiais et revérifiais toutes les notes de service importantes et je me donnais une marge de manoeuvre supplémentaire pour préparer les tâches; par ailleurs, je m’assurais aussi qu’un collègue jette un coup d’oeil lorsque j’avais une grosse semaine. Durant les réunions du personnel, je prenais des notes complètes, car je savais que ma mémoire ma lâchait.

Faites tout ce que vous pensez devoir faire et soyez indulgent envers vous-même lorsque vous avez une journée difficile. Le parcours menant à la santé est une promenade, pas un marathon.

4. Prenez la parole!

Si les choses commencent à devenir très compliquées, ou si vous avez besoin de prendre plus de jours de congé que ce que vous avez accumulé, vous devriez en toucher un mot à votre employeur et demander conseil à votre représentant syndical. Au cours d’une semaine particulièrement difficile, j’ai fini par avouer à mon boss que je souffrais d’une dépression. J’avais tellement peur qu’elle pense qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, que j’avais décidé de lui dire ce qui en était réellement et sans omettre de préciser qu’il ne s’agissait pas d’une question de manque d’intérêt professionnel.

Évidemment, ce n’est pas tout le monde qui à une relation cordiale avec son superviseur. Si tel est le cas, vous n’êtes pas obligé de dévoiler de détails. Si vous prenez de nombreux jours de congé ou si vous avez peur de ce que les autres pensent, vous pouvez tout simplement leur dire que vous « traitez un problème de santé » sans en dire plus. Vous pourriez également communiquer avec les RH pour déterminer la meilleure façon de faire.

Si vous ne souhaitez pas du tout donner de détails à vos collègues, vous pouvez toujours demander quelques jours de congé pour faire tout ce que vous croyez qui pourra alléger vos symptômes et vous permettre de vous ressaisir. Vraiment, c’est ce qui fait la différence entre préserver votre réputation professionnelle et souffrir d’une dépression nerveuse.

5. Prendre soin de soi

Une des plus précieuses leçons que j’ai apprises est qu’il est tout à fait acceptable de prendre soin de soi-même. En fait, c’est même un facteur primordial dans le succès professionnel. J’ai renié mes symptômes pendant longtemps et j’étais tellement occupée à travailler qu’il me semblait tout à fait futile de prendre soin de moi, mais après ma déconfiture, j’ai réalisé que prendre soin de soi (ou appliquer les « soins-pour-maintenir-Jackie-opérationnelle », comme je les appelle) fait de moi une meilleure employée et me rend plus heureuse. Quelle entreprise n’aimerait pas ça!?

Finalement, rappelez-vous que non seulement vous allez passer au travers de tout cet épisode, mais qu’en plus vous allez devenir un meilleur employé et découvrir des choses sur vous. Entre-temps, trouvez votre milieu de soutien et surtout ne pensez jamais que vous devez souffrir en silence. Vous n’êtes absolument pas seul…

 

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